Pile de grumes forestières

HISTOIRE DE GATINEAU

L'Histoire de Gatineau est l'une des plus riches du Québec et du Canada .Cette histoire est étroitement liée à la présence de la majestueuse rivière des Outaouais ,principal affluent du fleuve Saint-Laurent. Cinq ans après la fondation de la Ville de Québec, en 1613,Samuel de Champlain a navigué sur la rivière toujours dans l'espoir de découvrir un chemin vers la Route de Soie.                                            

 À l'époque ,le territoire est occupé par les Algonquins. Les premiers Français font de la traite de fourrure et continuent l'exploration des Grands Lacs jusqu'à la Baie James. Étienne Brûlé,fût le premier coureur de  bois du Canada d'ailleurs et c'est à lui qu'on attribue la découverte de quatre Grands Lacs : le lac Supérieur ,le lac Érié,le lac Ontario et le lac Huron.

Cependant ,la présence des Français n'a pas réellement abouti à une densification de la population. C'est qu'en 1801,que Joseph Papineau, père de Louis-Joseph Papineau, acquiert la seigneurie de la Petite-Nation et y construit sa maison ainsi qu'un moulin à scie au pied de la Chute du Sault de la Chaudière, sur la rivière de Petite Nation. Ce fût alors le premier regroupement de Français. C'est également du nom du Seigneur Papineau  que la MRC de Papineau ,englobant l'actuel village de Montebello, tire son nom.

 

Du côté anglophone ,la région fût de plus en plus attrayante. Ce qui a conduisit en 1800 ,à l'établissement de l'Américain Philemon Wright ,arrivé du Massachussets. Wright décida de construire en 1801 ,un village prés des Chutes de la Chaudière qu'il nomma Wright's Town. Il eut l'intention à son arrivée de faire de l'agriculture, mais diversifia par la suite ses investissements en faisant de l'exploitation forestière, l'élevage du bétail, le commerce d'importation et de détail et la navigation à vapeur.

Wright fût également nommé agent des Terres en 1819.C'est ce qu'on peut considérer comme le précurseur du courtier immobilier de nos jours.

D'autres figurent marquantes de cette époque comme Andrew Leamy, Nicholas Sparks ainsi que John Rudolphus Booth avaient travaillé pour Wright et avaient pu grâce à leur sens des affaires, faire des économies et s'établir à leurs comptes. En 1821,Philemon Wright fils décéda dans un accident et sa veuve, Sally Olmstead, épousa Nicholas Sparks en 1926.

Nicholas Sparks ,quant à lui, fit fortune à Nepean à Ottawa, lorsqu'il acquerra le lot C, une terre sur laquelle sera construit le canal Rideau.

Après la mort subite de Philemon Wright fils,le neveu de Wright ,Charles Symmes prit le relais et s'occupa de l'hôtel,la taverne ainsi que le magasin que la famille Wright possédait sur les terres de l'actuel Aylmer. Un conflit surgit entre Wright et son neveu Symmes sur les termes de leur accord ,et Symmes décida de partir à son compte .Il acheta en 1935 une terre et la divisa en petits lots à vendre pour construction. Grâce à d'autres investissements dans le secteur comme Ie développement du débarcadère, la création d'un quai et l'association à la construction et à l'exploitation du bateau à vapeur Lady Colborne, le premier à opérer dans cette zone, Symmes est considéré le véritable fondateur d'Aylmer.

Mais le secteur d'Aylmer fût cependant nommé en 2002, par référendum, en l'honneur de Matthew WhitWorth-Aylmer, gouverneur général de l'Amérique du Nord Britannique et lieutenant -gouverneur du Bas-Canada de 1830 à 1835.

 

Quant à Andrew Leamy ,il commensa sa vie professionnelle en tant qu'employé de Wright .Il acheta par la suite 200 hectares de terres appartenant à Wright dont le terrain de la ferme Gatineau ,première ferme de Wright.Il commerça lui aussi dans le bois en construisant une scierie à vapeur aux abords du lac Colombia Pond, l'actuel lac Leamy.Il relia le lac à la rivière Gatineau en creusant un canal pour faciliter le transport du bois jusqu'à sa scierie.

Mais si Leamy est aussi associé au développement de Wright's town que Wright lui même ,c'est qu'il fut très impliqué dans la vie religieuse, sociale et culturelle de sa communauté. Le cimetière Notre-Dame est sur un terrain cédé par Leamy aux pères Oblats. Leamy est également à l'origine de la création d'une Commission scolaire indépendante en 1866  de l'actuel secteur de Hull,dont il a élu le premier président. 

il épousa la fille de Philemon Wright fils, Erexina, en 1935 ,grâce à ses liens étroits avec la famille Wright et Nicholas Sparks.

Il fût assassiné en 1868 sur le Leamy Road qui mène à son domicile, dans des circonstances suspectes.

 

Un autre pionnier ayant contribué à l'essor de la région est E.B Eddy qui arriva en 1854 sur l'île de Hull. Eddy se spécialisa d'abord dans l'industrie des allumettes ,dont il devient un pionnier régional ,puis acquerra toutes les propriétés de Wright pour en faire des usines de bois ,d'épingles et de pâte à papier.

Eddy fût élu en tant que maire de Hull ,de 1882 jusqu'en 1891.

Quant à John Rudolphus Booth,il  travailla pour Andrew Leamy comme charpentier pour la construction d'une de ses scieries et fût engagé ,par la suite, pour l'administrer.

Il travailla après pour Alonzo Wright ,petit-fils de Philemon Wright père.

Il fit fortune dans le commerce de bois qui lui dût le surnom du Roi du Bois D'œuvre. Il construisit plusieurs tronçons de voie ferrée, préférant transporter son bois ainsi. E.B Eddy et Booth fûrent de très bons amis mais se retrouvèrent devant les tribunaux pour un litige concernant la propriété du lit de la rivière des Outaouais ,à la hauteur des Chaudières et des îles Victoria et Albert.

Sa petite-fille Lois Frances Booth épousa le prince Erik du Danemark, en 1924,et devint la Comtesse de Rosenborg.

LE GRAND FEU DE HULL DE 1900

Même si Wright's town avait connu d'autres feux dans les années passées ,le grand feu de Hull de 1900  fut d'une ampleur exceptionnelle où presque la moitié de la ville  fut rasée par les flammes.

Le 26 avril 1900, vers 10h45 ,Malvina Forget s'apprête à préparer le dîner depuis sa cuisine du 101, rue Chaudière . La cheminée défectueuse prend feu une quinzaine de minutes plus tard. Les flammes embrasent rapidement le toit de la maisonnette puis une grange voisine pour finalement atteindre les maisons avoisinantes .

Les pompiers de Hull ,d' E.B Eddy Co. ainsi que ceux d'Ottawa combattent le brasier avec courage mais ne parvinrent pas à l'éteindre. On demande du renfort aux pompiers de Montréal,de Brockville, et de Peterborough par télégramme.

Vers les 14 heures, des piles de planches et des billots en flammes, libérés par la destruction des glissoirs et l'effondrement des quais, descendent le cours d'eau ballottés violemment par les eaux turbulentes, et propagent l'incendie sur les deux rives de l'Outaouais. La rivière des Outaouais paraît s'embraser.

Le feu atteint Ottawa et ravage presque le cinquième de la ville.

Il s'éteint tard dans la nuit ,presque par lui-même ,laissant derrière lui 14 000 personnes sans abri dont une grande partie s'installèrent autour des lacs proches pour passer la nuit .

Les pompiers ont fait preuve d'un dévouement exceptionnel ,mais aussi trois employés municipaux de la station de pompage de Hull ,François Bélanger, Paul Miron et Isaïe Trudel. Les  trois héros Hullois n'ont pas quitté leurs postes malgré le fait que leurs familles étaient en plein milieu de ce qui se passait .Ils ont réussi à maintenir la pression nécessaire dans l'aqueduc d'eau qui alimentait les bornes fontaines tout au long de cette horrible journée.

Nul besoin de dire que le grand feu de 1900 a non seulement imprégné les mémoires longtemps après, mais aussi laissé des dommages matériels importants .

Dans un élan de solidarité sans précédant ,des dons fusent de tous les coins du Canada mais aussi de Londres .

La reconstruction des deux villes fut relativement rapide. Eddy Co. eut une exemption de taxes pour les prochaines dix années contre la reconstruction de ses usines, étant l'employeur le plus important de la région.

 

Par ailleurs, le conseil municipal de Hull prit les mesures nécessaires pour faire respecter un règlement qui existait déjà mais qui n’avait pas appliqué ni par les citoyens ni par la ville : l’interdiction de construire des édifices en bois sur les grandes artères. 

Les registres paroissiaux, les cadastres municipaux, les archives de comté et celles du greffier sont également disparus au cours de l'incendie.

PRÉSENCE AMÉRINDIENNE À GATINEAU

Les Algonquins, ou Anishinaabeg, sont un peuple autochtone algonquien de la nation des Kitchesipirinis et de langue algonquine. 

Culturellement et linguistiquement, ils sont proches des Outaouais et des Ojibwés, avec lesquels ils forment le groupe des Anichinabés (Anishinaabeg), qui signifie littéralement les « vrais hommes »,

Jusqu'en 1650, les Algonquins occupaient un vaste territoire situé au nord du fleuve Saint-Laurent allant du lac des Deux-Montagnes aux Grands Lacs. Ils furent repoussés par les Iroquois vers la région de l'Outaouais. Puis, la colonisation les força à remonter vers le nord, vers l'Abitibi-Témiscamingue.

En 1871, les Algonquins représentaient 77 % de la population de la région du lac Témiscamingue. Finalement, au milieu du XIXe siècle, l'exploitation forestière, puis la création de barrages les obligèrent à se sédentariser sur de petites réserves.

Neuf communautés sont situées au Québec ,dont deux en Outaouais .

La première est Kitigan Zibi, autrefois appelé Maniwaki, où habite 1 200 résidents qui forment la plus grande communauté algonquine du Canada. Kitigan veut dire désert ou terre cultivée et Zibi signifie rivière, correspondant aux limites du territoire par la rivière de l’Aigle et la rivière Désert. 

La deuxième est celle du Lac-Rapide, dans la réserve faunique La Vérendrye. C’est également l’endroit du siège des Algonquins de Barriere Lake.

Deux communautés algonquines sont établies en Ontario tandis que d'autres se sont installés dans les forêts du nord-est des États-Unis.

Par ailleurs, la rivière des Outaouais fut nommée en l'honneur des peuples Outaouais qui vivent essentiellement en Ontario dans la région du  lac Huron et aux États-Unis. La rivière des Outaouais amène symboliquement vers les Outaouais. Notons également qu' Outaouais est la représentation phonétique française d' Ottawa .

Parmi les personnages marquants de l'histoire des Outaouais ,on retrouve le 

Chef légendaire Pontiac, né d'un père Odawa et d'une mère Ojibway en 1720, au bord du lac Nipissing. Il devient chef des Ottawas et chef suprême de la confédération des Algonquins des Grands Lacs grâce à ses qualités de stratège et de communicateur. Allié des Français et ami fidèle de Montcalm, Pontiac dirige les Ottawas au combat et se distingue à la bataille de Monongahéla en 1755. Il est assassiné en 1769 à Cahokia (East St-Louis). Aujourd’hui, une municipalité ainsi qu’une municipalité régionale de comté (MRC) de l’Outaouais portent fièrement son nom. 

Cependant ,les relations entre autochtones et non autochtones se sont dégradées avec l'apparition de la Loi sur les indiens de 1876 qui visait à assimiler les amérindiens, et cette dégradation a atteint son pic avec l'épisode des pensionnats de 1950 à 1970.

Depuis, et avec la promulgation de la Loi sur les indiens en 1985, des efforts de rapprochement se sont faits de part et d'autre .

De plus en plus d'autochtones font partie de nos jours du paysage culturel canadien.

En Outaouais, le musée canadien de l'histoire ,anciennement appelé musée canadien des civilisations ,est l'œuvre de l'architecte autochtone de renommée internationale Douglas J. Cardinal. La décision de construire le nouveau musée a été prise en 1982 sous le gouvernement Pierre E. Trudeau . Le nouveau bâtiment a ouvert ses portes en 1989 .Il est devenu depuis le musée le plus fréquenté au Canada. Au premier niveau, une exposition permanente: la salle des Premiers Peuples témoigne d'une étroite collaboration entre les conservateurs du musée et les peuples autochtones.

Plus récemment ,en 2019, l'exposition canadienne d'envergure internationale NON CÉDÉES – Terres en récit , a été présentée au musée pour son premier arrêt canadien après s'être exposée à Venise en 2018.Cette exposition a été conçue par des designers autochtones et dirigée par Douglas J. Cardinal.

En 2020, Arts visuels de Gatineau ,par l'intermédiaire de l’historienne d’art Jessica Ragazzini ,a fait une publication recensant les artistes influents de l'Outaouais de 1955 à Aujourd'hui. Parmi artistes figure le sculpteur et graveur Denis Charette ,d'origine algonquine ,récipiendaire de plusieurs prix .

Un autre exemple de partenariat  concerne cette fois-ci le domaine immobilier ,en l'occurrence le projet de développement de condominiums  Zibi . Zibi se construit sur le site des Chaudières, c'est à dire à l'emplacement de l'ancienne Wright's town. Le site du projet mentionne l'implication des Algonquins Anishinaabeg  dans chaque étape  du processus de développement.

HISTOIRE DE L'ARCHITECTURE À GATINEAU

Jusqu'au début du XIX ,avant l'arrivée des premiers colons, l'Outaouais était peuplé par les algonquins. Leur architecture était influencée par leur mode de vie: ils étaient semi-nomades changeant d'activités selon les saisons.

L'habitation traditionnelle des algonquins s'appelle wigman qui signifie logement.

D'autres appellations existent : wickiup, wetu ou wiigiiwaam.

La structure est constituée d'un bâti de perches sur lequel est fixé le recouvrement d'écorces de bouleau, ou de nattes de quenouille ou de joncs. Les pièces d'écorce sont cousues ensemble à l'aide de racines d'épinette ou de sapin. Le sol est recouvert de branches de sapin ou d'épinette afin de le rendre confortable et isolant. Les wigwams sont généralement décorés de motifs représentant des oiseaux, des orignaux, des castors, des loutres, etc.

L'hiver, il est recouvert de peau d'animaux. Un feu est entretenu en permanence au centre, la fumée s'échappe par un trou de cheminée.

Ce qui est étonnant à savoir est que les femmes sont les responsables du montage et démontage du wigman .

Par ailleurs ,les premiers colons britanniques l'adoptèrent  en l’agrémentant d'une cheminée ou d'une porte soutenue par des gonds tout en bois taillés.

Vers la deuxième moitié du XIXème siècle ,avec la multiplication des industries et l'émergence d'une classe ouvrière ,la fameuse maison allumette voit le jour.  Appelée ainsi en raison de sa façade étroite ,elle est aujourd'hui toujours facilement identifiable , un peu partout à  Hull, mais aussi dans les autres secteurs de Gatineau.

L’expression « maison allumette » est cependant relativement récente. Les gens qui ont construit et habité ces demeures les appelaient plutôt les « maisons en bois Papillon » en référence à Georges Papillon.

E. B. Eddy Co. l'avait embauché pour donner ou vendre à bas prix du bois aux ouvriers afin qu’ils puissent reconstruire rapidement après le Grand feu.

Même si le bois ,matériau le plus disponible pour la construction hier et aujourd'hui, était presque la norme ,les plus fortunés avaient le moyen de se construire des demeures plus luxueuses en pierre ou en brique .

Certains de ses bâtiments ont pu traverser le temps malgré tous les épisodes d'incendies que la ville de Hull avait connus .

Nous trouverons parmi la longue liste :

 

 

La Ferme Columbia 

376, boulevard Saint-Joseph (reconnu site du patrimoine  municipal).

Construite vers 1835, cette imposante maison de style géorgien est l'une des deux dernières maisons du secteur de Hull remontant à la période du fondateur Philemon Wright. À l'époque, il s'agissait de l'une des nombreuses fermes constituant l'immense propriété foncière de Wright. Vaste domaine servant notamment à l'agriculture et à l'élevage, la ferme Columbia passa aux mains de Thomas Brigham, le gendre de Philemon Wright, à la mort du fondateur en 1839. Ce magnifique bâtiment de pierres a été cité monument historique par la municipalité en 1988.

La maison Wright-Scott

28, boulevard Alexandre-Taché
(reconnu site historique par le gouvernement du Québec en 1979 et site du patrimoine municipal)

Cette magnifique maison de pierres entourée de verdure fut érigée vers 1855 sur l'ancien domaine de Philemon Wright. De style néo-gothique, elle a été construite à l'initiative de Philemon Ephraim Wright — le petit-fils du fondateur de Hull — dont la sœur, Nancy Louisa, marqua l'histoire de la maison. Femme de John Scott, premier maire d'Ottawa, Nancy Louisa y éleva ses enfants et y résida jusqu'à sa mort survenue en 1901. Ses héritiers vécurent d'ailleurs dans le bâtiment jusqu'en 1963. La propriété est le seul site historique reconnu par le gouvernement du Québec en Outaouais. En 1979, il a voulu reconnaître la maison et son environnement naturel exceptionnel sur la rive ouest du ruisseau de la Brasserie. Ce site appartient maintenant à la Commission de la capitale nationale.

 

 

 Le Château-Monsarrat

100, rue du Château (reconnu site du patrimoine  municipal).

Selon les archives du Répertoire du patrimoine culturel du Québec, cette résidence bourgeoise a été construite vers 1930 sur une partie des anciens terrains ayant appartenu à deux familles de Hull, les Wright et les Moore.

Dans les années 1930, Robert Gordon Stewart (1880-1941), un riche entrepreneur en construction originaire d’Ottawa, ancien lieutenant-colonel de l’armée canadienne, fait l’acquisition de terres et fait construire une imposante demeure et lui donne le nom de Stoneleigh.

La demeure en pierre est d’inspiration néo-Tudor, un style inspiré de l’architecture traditionnelle anglaise et écossaise des manoirs et des fermes de la période du XVIe siècle qui correspond aux règnes d’Henry VIII (1491-1547) et d’Elizabeth Ire.

La résidence est construite d’après les plans de l’architecte Edgar Lewis Horwood (1868-1957). 

Le Musée Canadien de l'Histoire

100 Rue Laurier

Le complexe du Musée canadien de l'histoire a été conçu par Douglas J Cardinal .L'architecte a voulu suggérer les formes des paysages canadiens. Selon lui, l’édifice évoque « l'évolution du continent, ses formes sculptées par le vent, les cours d'eau et les glaciers ». Le musée, qui arbore des formes courbes et des lignes ondulées, est construit entre 1983 et 1989.Le style architectural du musée est le postmodernisme.

Sources :www.wikipedia.org

                www.thecanadianencyclopedia.ca/

                www.reseaupatrimoine.ca

                www.gatineau.ca/activites_patrimoniales/circuit_patrimonial_coups_coeur

               Une ville en flammes, de Raymond Ouimet, Hull, éd. Vents d'Ouest, 1997.

                www.ledroit.com/ www.ledevoir.com